OFB / ADEME

Concevoir une architecture éditoriale data-driven pour piloter l’information publique

L’Office Français pour la Biodiversité (OFB) et l’Agence de la Transition Écologique (ADEME) ont engagé en 2019 et 2020 une refonte majeure de leurs portails informationnels.

Enjeux :

  • Fusion de plateformes (OFB)

  • Complexité informationnelle (ADEME)

  • Multiplicité des publics : grand public, entreprises, collectivités

  • Nécessité de transformer l’information en levier d’action

L’objectif était ici de structurer une offre informationnelle alignée sur les besoins réels des usagers.

Objectif : passer d’un empilement d’informations à un système éditorial piloté par la demande

Identifier les besoins informationnels prioritaires par cible

Cartographier les intentions de recherche à grande échelle

Structurer l’architecture éditoriale des futurs portails

Intégrer la logique SEO et la maturité utilisateur dans l’organisation des contenus

Transformer les portails en dispositifs pédagogiques et actionnables

Analyse de la demande usager à un niveau granulaire

1.

Profilage d’audience massif

Construction d’un dataset complet à partir de :Requêtes Google,Requêtes internes aux sites,Tendances de recherche,Benchmarks concurrentiels,Données Analytics,Analyse sémantique semi-automatisée.Pour l’ADEME, cela représentait plus de 91 000 requêtes internes analysées

2.

Catégorisation des intentions

Regroupement sémantique des requêtes en grands pôles ; la donnée révélait un fait majeur : les publics étaient majoritairement en phase d’exploration, pas d’expertise.

3.

Modélisation des profils par niveau de maturité

Plutôt que des personas classiques, construction de profils par caractéristiques :Niveau de conscience écologique,Stade dans le funnel,Type d’intention dominante,Facteurs déclencheurs.

4.

Structuration de l’architecture éditoriale

Traduction des intentions en :Rubriques claires,Découpages par territoires,Pages sectorielles,Arborescences géolocalisées,Zoning informationnel.Le portail devient une réponse structurée à la demande.

Les résultats de la mission

Offre informationnelle alignée sur les intentions réelles

Meilleure structuration par géolocalisation (OFB)

Rubriquage cohérent par préoccupations professionnelles (ADEME)

Optimisation significative de la visibilité pour l’ADEME

Consolidation des performances SEO pour l’OFB

Des questions sur cette mission ?

1. Pourquoi investir autant de temps en profilage avant même de produire du contenu ?

Parce qu’un portail institutionnel n’est pas un blog.

Lorsqu’un site agrège des milliers de pages, plusieurs cibles (citoyens, entreprises, collectivités) et des missions publiques, chaque erreur d’architecture se paye pendant des années.

Le profilage a permis :

  • d’analyser plus de 90 000 requêtes internes pour l’ADEME

  • de cartographier les intentions dominantes,

  • d’identifier les zones de friction invisibles dans une simple analyse SEO.

Sans cette phase, la refonte aurait été basée sur l’intuition ou l’historique interne.

La donnée a permis de décider.

2. Est-ce que cette méthodologie ne complexifie pas inutilement le projet ?

Au contraire.

La complexité existait déjà.
Elle était simplement implicite.

La mission a consisté à :

  • rendre explicites les intentions utilisateurs,

  • modéliser les niveaux de maturité,

  • structurer les contenus en conséquence.

Cela simplifie la navigation pour l’usager et clarifie les arbitrages pour les équipes.

La méthode ne rajoute pas de complexité.
Elle organise celle qui existe.

3. Pourquoi intégrer le SEO dans un projet institutionnel ?

Parce que le moteur de recherche est le reflet direct des préoccupations citoyennes et professionnelles.

Les requêtes analysées ont révélé :

  • une forte dominance de la géolocalisation pour l’OFB

  • une demande massive d’informations pratiques pour les entreprises côté ADEME,

  • des recherches internes quasi identiques aux requêtes Google 

Ignorer le SEO dans un projet public reviendrait à ignorer la demande.

Le SEO n’est pas un levier marketing ici.
C’est un outil d’écoute à grande échelle.

4. Est-ce que toutes les recommandations ont été mises en œuvre ?

Non.

Comme dans tout projet institutionnel, des arbitrages ont été nécessaires.

Mais les principes structurants — segmentation par intentions, structuration par maturité, intégration géographique — ont été intégrés dans l’architecture finale.

L’important n’était pas l’application exhaustive.
C’était la transformation du cadre décisionnel.

5. Comment mesurer l’impact réel d’un tel travail quand on n’a plus accès aux analytics ?

La performance ne se limite pas aux dashboards.

Dans ce cas précis :

  • L’ADEME a vu une optimisation significative de sa visibilité

  • L’OFB a consolidé sa présence malgré les contraintes institutionnelles

Mais surtout : l’impact est structurel. Une architecture alignée sur les intentions :

  • absorbe plus facilement les futurs contenus,

  • réduit les redondances,

  • améliore la cohérence éditoriale,

  • et facilite la maintenance long terme.

Le ROI ici est systémique.

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