Panzani

Structurer une stratégie éditoriale sur 12 mois pour capter la demande réelle des internautes

Suite à une refonte (ratée), Panzani nous a sollicités pour un accompagnement stratégique sur 12 mois, avec un objectif clair : aligner sa production éditoriale sur les attentes concrètes des internautes lorsqu’ils cherchent des informations ou des produits liés aux pâtes. La marque souhaite en effet passer d’une logique produit à une logique utilisateur.

Enjeux :

  • Identifier les besoins réels exprimés par les internautes sur Google autour de l’univers des
    pâtes (recettes, informations nutritionnelles, moments de consommation, etc.)
  • Trouver des opportunités de contenus non exploitées par Panzani mais recherchées par les utilisateurs
  • Structurer une production éditoriale orientée SEO : formats, angles, structure, intention de recherche

 

Objectif : passer d’un site produit à un système éditorial piloté par les usages

Identifier les besoins informationnels autour des pâtes

Comprendre ce que les internautes recherchent réellement : cuisson, dosage, recettes, nutrition, usages du quotidien.

Repenser l’architecture éditoriale du site

Passer d’une logique produit à une logique d’usages, avec des regroupements cohérents.

Aligner les contenus sur les intentions utilisateurs

Adapter chaque page à un besoin précis, plutôt que de produire des contenus génériques.

Transformer le site en système de captation de trafic

Faire en sorte que chaque contenu contribue à renforcer la visibilité globale.

Analyser les besoins réels autour des pâtes

1.

Profilage d’audience massif

Analyse des requêtes liées à l’univers des pâtes (recettes, cuisson, dosage, nutrition, moments de consommation...).Objectif : identifier les besoins concrets exprimés par les internautes.

2.

Structuration des intentions

Regroupement des recherches en grandes catégories : “Comment faire” (cuisson, dosage, préparation), “Que cuisiner” (recettes, idées repas), “Pourquoi / quand consommer” (nutrition, usages)... On passe d’une liste de mots-clefs à une vision claire des attentes.

3.

Analyse des contenus existants

Évaluation des pages du site : pages performantes, pages invisibles, zones non couvertes... Constat : certains contenus performent fortement, d’autres restent invisibles faute de positionnement.

4.

Traduction en architecture éditoriale

Structuration des contenus en ensembles cohérents : pages piliers, pages “Moments” ,logiques de regroupement. Le site commence à refléter la manière dont les utilisateurs cherchent.

Les résultats de la mission

Stabilisation progressive et croissance suite à la refonte désastreuse :

Des questions sur cette mission ?

1. Franchement, pourquoi passer autant de temps sur l’analyse plutôt que produire directement ?

Parce que produire sans cadrage revient à publier à l’aveugle. Dans le cas de Panzani, la demande existait déjà massivement. Les utilisateurs cherchaient des réponses très concrètes : cuisson, dosage, recettes, nutrition. Pourtant, une partie importante de cette demande n’était pas captée. Pourquoi ? Parce que les contenus n’étaient pas structurés pour y répondre. Sans analyse :

  • tu traites des sujets qui ne correspondent pas aux requêtes réelles

  • tu rates des opportunités à fort volume

  • tu produis des contenus qui restent invisibles

L’analyse permet de transformer une intuition en cartographie exploitable :

  • quels sujets sont réellement recherchés

  • comment ils sont formulés

  • quels niveaux de concurrence ils impliquent

C’est ce qui évite de produire 50 contenus inutiles pour en sauver 3.

2. Votre approche a l’air lourde. Est-ce que ce n’est pas disproportionné pour “juste du contenu” ?

Justement. Ce n’est pas “juste du contenu”.

Le problème de la plupart des stratégies éditoriales, c’est qu’elles traitent le contenu comme une production, pas comme un système.

Résultat :

  • chaque contenu est isolé

  • la performance dépend de quelques pages

  • la croissance plafonne rapidement

Dans le cas de Panzani, le site existait déjà, avec du contenu. Mais sans structuration, une grande partie restait sous-performante.

L’approche peut sembler plus exigeante, mais elle permet :

  • d’exploiter l’existant

  • d’éviter la dispersion

  • de créer des effets cumulatifs

Tu ne travailles pas plus. Tu travailles dans le bon sens.

3. Pourquoi ne pas simplement optimiser techniquement le site ou retravailler le SEO “classique” ?

Parce que le problème n’était pas technique.

Le site fonctionnait.
Les pages existaient.
Les contenus étaient là.

Mais ils n’étaient pas alignés avec la demande.

Un travail technique seul aurait permis :

  • quelques gains marginaux

  • une amélioration ponctuelle

Mais pas de résoudre le problème principal :
l’incapacité à capter certaines intentions utilisateurs.

Le SEO ne se limite pas à :

  • des balises

  • du maillage

  • des optimisations on-page

C’est d’abord une question de structure et de pertinence.

4. Vous dites que certains contenus étaient invisibles. Pourquoi exactement ?

Parce qu’ils étaient mal positionnés, pas inutiles.

Dans les analyses, on observe un cas classique :

  • des pages existantes

  • mais positionnées au-delà du top 10

Autrement dit : présentes… mais invisibles.

Les raisons sont multiples :

  • contenu incomplet par rapport à l’intention

  • manque de profondeur sur le sujet

  • absence d’environnement sémantique (pas de pages connexes)

  • concurrence plus structurée

Résultat : même un “bon contenu” ne performe pas s’il n’est pas soutenu.

5. Pourquoi ne pas repartir de zéro plutôt que retravailler l’existant ?

Parce que repartir de zéro est souvent une erreur.

Le site Panzani avait déjà :

  • de l’historique

  • de l’autorité

  • des contenus partiellement performants

Tout reconstruire aurait signifié :

  • perdre cet avantage

  • rallonger les délais de performance

  • augmenter fortement les coûts

Le vrai levier était ailleurs :

réorganiser et enrichir l’existant pour en décupler la valeur.

C’est souvent beaucoup plus efficace que de tout jeter.

6. Concrètement, qu’est-ce qui a le plus changé dans la performance ?

Pas un chiffre isolé.

Mais une mécanique.

Avant :

  • dépendance à quelques pages

  • fluctuations importantes

  • difficulté à capter de nouvelles requêtes

Après :

  • apparition progressive de nouvelles expressions

  • retour sur des requêtes concurrentielles

  • meilleure stabilité globale

Le site recommence à s’étendre, pas juste à “tenir”.

7. Est-ce que ce type d’approche fonctionne uniquement pour des gros sites comme Panzani ?

Non. Le mécanisme est le même, quelle que soit la taille.

La seule différence :

  • un gros site a plus d’inertie

  • un petit site a moins de marge d’erreur

Mais dans les deux cas :

  • la demande existe

  • les intentions peuvent être structurées

  • le contenu peut être organisé

C’est même souvent plus critique sur des sites plus petits, où chaque contenu compte davantage.

8. Au final, quel est le vrai ROI d’un tel projet ?

Le ROI n’est pas seulement dans le trafic.

Il est dans la capacité à :

  • capter de nouvelles opportunités

  • stabiliser la visibilité

  • réduire la dépendance à des actions ponctuelles

Concrètement, ça permet :

  • d’éviter de produire du contenu inutile

  • d’optimiser l’existant

  • de construire une croissance durable

Et ça, c’est beaucoup plus rentable qu’une stratégie basée uniquement sur la production.

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